Orphée

 

2013 – 2017

Aborder le mythe d’Orphée ne sera toujours qu’une esquisse, un point de vue entrelacé de visible et d’invisible. Il s’est imposé très jeune comme une oeuvre importante dans ma création artistique, au même titre que Marsyas (1996) et Icare (à venir).
L’obscurité de cette présence devait prendre le pas, s’exprimer, m’adopter sans confusion, le désigner.
Les épisodes de la lyre, des chants, les dieux, les Argonautes, l’Egypte, Eurydice, l’orphisme et ses réformes, sa mort démembrée, le retrouver Christ au moyen-âge… Ce personnage est absolu, Orphée est un passeur.
La forme du tableau, une lentille. Cette idée du microscope, voir le mythe par une optique grossissante, traiter son histoire par balayage, faire le point sur le minuscule, découvrir sous l’invisible encore plus d’invisible.

Les différentes propriétés de lecture (la lumière) qu’offrent l’adhésif m’ont guidé dans mon pas à pas, les states de mes superpositions de couleur pour pénétrer les heurts secrets, détourner de la nuit une impatience et offrir aux regards une source inspirante.