2008

2008

Tel un verger espéré, le bel atelier offre ses premiers fruits, d’un tout autre calibre…

Voilà de nouvelles pièces épanouies, plus grandes, plus fortes, plus volantes. Il m’arrive de les entendre, la nuit, respirer ou est-ce seulement des appels émis pour y attirer les papillons. Mais non, suis-je bête, ce n’est pas la saison.
Une visite dans les cartons de vieux projets, j’y déniche cette idée de sérigraphie, prendre un extrait de « ville » et le démultiplier.

Une image surprenante découvre le jour, une vignette d’un mètre carré, à l’encre, sur toile et montée sur châssis.

C’est l’histoire d’une souscription pour une série de quinze tableaux, tous identiques. Nous la déclinerons sur bâche et sur vinyle.
Le commerce séduit, la manoeuvre d’un bel adhésif décoratif germe et présume de l’amorce comptable de prochaines œuvres.
Nous travaillons à l’élaboration d’un site uniquement destiné à ces impressions adhésives pour l’été prochain : bizardezif.com.

Février-mars,

un délicat voyage au cœur du cliché fluo-macro-silver ouvre d’abyssinaux horizons à l’apriorivison des images de mon travail. En trésor, un carnet rose incomplet…

L’œil ravi, je m’ancre à la fabrication de nouvelles pièces, les ëfnis. Des petites sculptures en pelures d’adhésifs destinées à être posées délicatement dans le creux de la main et puis, sourire.
C’est l’heure des caisses et des scotches.

Avril,

nous décollons à deux breaks pour la cité phocéenne, les villes, les rois, les tableaux, les images, les ëfnis, les néons et tutti quanti.

Un nouveau lieu, Por Aya, se lance dans l’expression culturel et m’invite à partager l’inauguration en présentant mes œuvres. J’en décore l’espace bureau et la façade en l’ornant de vitraux.

Mes pièces séduisent, l’exposition se visite, ça parle. La terrasse du Petit Pernod s’office de lieu de rendez-vous…

Quoi de mieux, me concernant, pour vivre l’événement. Je trouve même une place pour le Vélodrome, OM-Bordeaux. Un truc à vivre !

Mai,

bref passage à Paris pour organiser l’accrochage d’une amie peintre, VH, et me laver les yeux entre les enceintes des musées et autres galeries.
Je redescends sur La Plaine, c’est de nouveau le moment des cartons et des emballages. L’expo est terminée. Une nouvelle s’installe, belle vie à Por Aya et salut la Cité ! Je regarde mes souvenirs et savoure, c’était bien, Marseille.

Début Juillet,

c’est au petit village d’Eymet (24/Périgord), celui de mon enfance, d’accueillir mes pièces.

Depuis Aout,

elles s’exhibent dans un nouveau petit restaurant non loin de chez moi, La Pause Gourmande, à Bergerac….

Et les ëfnis (de Marseille), dans un récent cybercafé…

Dans l’atelier, c’est une toute autre histoire, l’élaboration d’une nouvelle technique, des heures de travail, des centaines de lames usées, cassées. -Deux/trois gouttes de sang, rien de grave.

J’aboutis à un tableau bleu, entre la surface et le fond marin.


C’est très surprenant, ça me plait, une page se tourne et je retourne aux tableaux, époque domestique, lisible. Le chaos se camoufle sous le voile de la douceur, il est là, dessous, il se transforme, me surveille. Comment va-t-il me prendre, cette fois. Il attend, je sens ses propositions, futures, naissantes. Orphée fend sa retraite, je me dois d’en être délicat.
J’aboutis à un tableau bleu, comme un nuage de possibilité.

Octobre,

je reprends les chemins du studio photo de Courbevoie, Coté Cour.

La séance est lumineuse, les images superbes.

Merci, depuis longtemps merci.

Novembre,

une journée à l’océan, un temps magnifique, nous sommes seuls, l’immensité, le vent léger, le soleil, l’odeur et les bruits de l’eau, les sables et moi.

De partout des os de seiches sont échoués, d’autres se mêlent à l’écume.

J’attends janvier pour entamer un autre tableau.

Je prépare de petites choses pour une vente dans une boutique de design, mi-décembre, à Bergerac, pour la pleine lune.

J’attends janvier pour rencontrer un autre tableau, que l’exposition débute.

Trois mois dans le hall du Rocksane, la salle des concerts et des passages, le lieu de Bergerac.
Alors, je m’occupe des tirages photographiques, du lancement du site commercial : bizardezif.com.