2006

Mars-avril 2006

la salle de bain de l’été dernier ricoche sur une commande, l’alimentaire nécessaire !

Mai-juin

« Le sphinx et moi », exposition/installation aux Abbesses à Paris.

L’exposition sera annulée au dernier moment, c’est un peu triste. Je garde ce titre pour une autre occasion.

Le 9 juillet,

nous sommes nombreux à partager la tristesse d’une défaite de finale de coupe du monde.

C’était du foot, c’était le dernier match de Zinédine Zidane. Salut l’artiste !

C’est Bombay qui souffrira de l’horreur d’attentats meurtriers, c’est de nouveau la guerre au Liban, c’est toujours la guerre en Irak.

Le 20,

nous ouvrons mon premier site internet partiellement, j’ai le coeur tout chose.
Je pars dans le Périgord retrouver mon atelier. L’abordage d’une nouvelle matière !

C’est un peu des vacances, l’atelier retrouve ses formes aimées et moi, de la campagne, ses joies.
La nuit, les fluos bercent mes cutters, les couleurs gagnent sur le travail, c’est agréable.

Et puis, par une soirée pluvieuse d’Août, patatra, je trébuche et passe par la fenêtre ouverte.
Ça va trop vite, je n’en apprécie même pas le vol et m’écrase cinq mètres plus bas, sans téléphone ni carte vitale.
Mes appels seront confondus avec les cris habituels des chèvres.

Je vais devoir ramper vers la plus proche voiture et klaxonner. J’en ai pour la nuit, et putain, c’est long toute une nuit, le corps en vrac.

À l’aube, les secours arrivent et m’expédient à l’hôpital de Périgueux, pour un mois d’immobilisation, de soins et de douleur.
Un grand flash dans l’ordre des choses. Mes parents récupèrent le relais de la guérison, mon Mac, celui de mes mots, l’air doux de l’automne, celui de mes premiers pas.

Ce sacré coup rebondit sur ma vie et, mi-novembre, je vais chercher mes clics et mes clacs à la capitale. C’est Yves Klein qui se remarque à Beaubourg…

Pinochet meurt, no comment !

Et bientôt l’abbé Pierre, on a tout à dire…

Me voici de nouveau face à la cadence du travail et le froids’installe

La machine toute poussiéreuse doit démarrer, allons, au printemps, je partirai de là ! Je me lance dans la nouvelle matière, Orphée fera à peu près 70 m2, c’est beaucoup mais c’est déjà dans ma tête. Saddam Hussein est pendu, mais rien n’est réglé en Irak.

L’atelier reprend du poil de la bête et l’humeur trouve son compte.

Je regarde l’altitude de la joie, le climat accroché d’une grâce à subir le décolleté manqué du soleil, l’épaule de la difficulté de se tenir debout tandis d’un bras gauche joue à rompre l’équilibre de l’élan : mon corps n’est pas prêt.

D’un côté, je fabrique de nouvelles plaques, de l’autre je m’amuse de luminaires.

Au printemps électoral passionné, à Montreuil, les toilettes d’un restaurant ami se découvrent une tendance moderne et décorative.

Un peu d’orgueil et de joie entre deux kiné !